Conférence à l’école des mines

L’association Intermines des anciens de l’école des mines organise, mardi 23 juin 2015, une conférence-débat sur les « Réacteurs nucléaires à sels fondus de thorium« ,

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…pour faire le point sur :

  • les particularités, les avantages et inconvénients des combustibles liquides et du cycle thorium
  • les avancées récentes concernant le MSFR (Molten Salt Fast Reactor) et la convergence avec les réacteurs de 4e génération
  • les besoins en R&D
  • les projets en cours en France et à l’international

Avec des interventions de Daniel HEUER, Directeur de recherche au CNRS affecté au LPSC (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie) de Grenoble, spécialiste des réacteurs à combustibles liquides et de la filière thorium, et d’Alain GERBER, Ingénieur ECAM Lyon qui travaille depuis 1998 dans l’ingénierie nucléaire AREVA, essentiellement dans la 4e génération : SFR, VHTR et sur MSFR (Molten Salt Fast Reactor), cette conférence-débat de 2 heures commencera à 18h30, dans un amphithéâtre de l’école des Mines de Paris, 60 boulevard Saint Michel, 75006 Paris

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Elle est gratuite pour les cotisants de l’association et les étudiants, et au tarif de 15€ pour les non-cotisants et les extérieurs. Inscrivez-vous en ligne, ici !

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Merci Dr. Kloosterman

Grand succès pour le symposium organisé à TU Delft hier par le professeur Jan Leen Kloosterman sur le thorium dans les réacteurs à sels fondus.

JLK

Jan Leen Kloosterman ouvre le symposium à Delft avec une présentation sur le thorium dans les réacteurs à sels fondus

La participation a dépassé toutes les attentes avec 365 personnes. Il a été nécessaire de changer de salle et prendre le grand auditorium du centre de conférences Aula de l’université technique de Delft.

365 personnes ont assisté au symposium

365 personnes ont assisté au symposium

Le symposium a été l’occasion d’annoncer un nouveau programme de recherche européen – SAMOFAR (Acronym anglais : Safety Assessment of a MOlten salt FAst Reactor – évaluation de la sécurité d’un réacteur rapide à sels fondus). La commission européenne a alloué plus de 3 millions d’euros à ce programme qui démarre en août 2015 avec une durée de 4 ans.

SAMOFAR

Des fonds européens pour la recherche sur les réacteurs à sels fondus – très bonne nouvelle !

L’objectif de SAMOFAR est de prouver les concepts innovants de sécurité de la MSFR par des techniques expérimentales et numériques de pointe, de livrer une percée dans la sûreté nucléaire et la gestion optimale des déchets, et de créer un consortium d’intervenants. Le consortium SAMOFAR se compose de 11 participants. Les partenaires scientifiques sont TU-Delft, CNRS, CCR-ITU, CERTAINS, PSI et CINVESTAV. Les partenaires industriels sont Areva, CEA, EDF, KIT et l’IRSN. TU Delft dirige le programme SAMOFAR, et Jan Leen Kloosterman a été au coeur des efforts d’obtention des fonds européens. Merci Dr Kloosterman pour tous ces efforts, pour votre accueil chaleureux à Delft, et pour ce magnifique symposium qui était une étape importante dans la construction de la communauté internationale de la fission liquide.

Symposium à Delft

Les organisations suivantes seront présentes à un symposium organisé par l’Université Technique de Delft au Pays Bas le 17 avril 2015.

TU Delft

Avec le titre « Le Thorium dans les Réacteurs à Sels Fondus« , ce symposium regroupe des experts internationaux dans le domaine des combustibles nucléaires liquides. L’enregistrement est ouvert jusqu’au 2 avril.

 

La cerise sur le gâteau

Si le thorium est si prometteur, pourquoi la France ne le fait pas ?

En novembre, le CEA a publié un article sur son site pour expliquer aux jeunes l’essentiel sur… une filière nucléaire au thorium.

Cliquez sur l'image pour l'article

Cet article entre directement dans le vif du sujet :

« le développement de réacteurs utilisant le thorium ne présente pas d’intérêt technico-économique sur le court ou le moyen terme ».

Et si c’est le CEA qui le dit, ils ont forcément raison. Donc voilà, pour tous les jeunes qui voyaient un nouvel espoir pour le climat et l’industrie nucléaire française, le débat est clos.

Mais attendez, lisons jusqu’au bout :

« LE THORIUM EST ENVIRON QUATRE FOIS PLUS ABONDANT QUE L’URANIUM »

– oui, effectivement.

« POUR AMORCER UN RÉACTEUR AU THORIUM, IL FAUT DE L’URANIUM »

– ouais, ou bien du plutonium, ou un mélange d’actinides mineurs.

« L’UTILISATION DU THORIUM REQUERRAIT DEUX FILIÈRES DISTINCTES »

– ah bon ? Attendez, qu’est-ce qu’ils disent là ?

« Le retraitement des combustibles usés au thorium … nécessite le développement … d’un procédé spécifique (procédé thorex) »

Ah oui ! mais ils parlent des combustibles SOLIDES !!! c’est ça en fait, la traduction de « sur le court ou le moyen terme ». Et il faut aller jusqu’à la dernière phrase du dernier paragraphe pour lire que :

« Le développement de réacteurs à sel fondu utilisant du thorium est étudié par le CNRS. »

Pas par le CEA ! Dommage, car c’est bien la transition de combustibles solides à des combustibles LIQUIDES qui peut amener une véritable révolution dans l’industrie nucléaire.

Cerise

Il est vrai que le thorium n’est pas une panacée. On peut très bien faire fonctionner un réacteur à sels fondus avec de l’uranium, du plutonium ou même avec les « déchets » des réacteurs actuels.

Mais il est vrai aussi que le meilleur réacteur à sels fondus qu’on peut imaginer serait bien alimenté par du thorium.

Et c’est pour ça que les deux sont souvent cités ensemble. Mais la plupart des bénéfices viennent du changement d’état du combustible : solide –> liquide. Par exemple, dans un réacteur à sels fondus les produits de fission gazeux se séparent du combustible tout seuls. Ils forment des bulles dans le sel liquide et peuvent être extraits avec un bullage d’hélium – un principe démontré par le réacteur expérimental à sels fondus en 1965. Cet avantage considérable (comme d’autres) est impossible avec un combustible solide.

En tout cas, la France bénéficie d’une politique très claire sur les réacteurs à combustible liquide :

Peut pas

…qui est illustrée par cette courte vidéo (un extrait d’une vidéo SFEN sur les réacteurs de génération IV)

Hmmm. On comprend maintenant pourquoi dans l’article du CEA on parle d’un « intérêt potentiel à très long terme ».

Bien sûr qu’un réacteur comme ASTRID serait beaucoup plus durable qu’un réacteur à eau pressurisée, mais si l’énergie produite n’est pas moins chère que celle du charbon (et le gouvernement pense que « Il n’est cependant pas acquis aujourd’hui que les objectifs fixés puissent être atteints à un coût raisonnable.« ), il sera difficile de convaincre les gens, en France et à l’étranger, de faire le saut de fossile à fissile. La Chine et le Canada ont compris les avantages des réacteurs à sels fondus. Seront-ils les futurs rois de la #FissionLiquide ?

Maquette du réacteur ASTRID sur le stand CEA du World Nuclear Exhibition, Le Bourget, octobre 2014

Maquette du réacteur ASTRID sur le stand CEA du World Nuclear Exhibition, Le Bourget, octobre 2014

Il est vrai que la France a un grand retour d’expérience avec les réacteurs à combustible solide refroidis par l’eau ou le sodium. Il est vrai que développer une nouvelle technologie, très différente de l’actuelle, est quelque chose de difficile. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il ne faut pas le faire.

Enlevons les oeillères – dans la quête d’une planète à l’énergie abondante et au climat stable, il faut investir dans les solutions à réel potentiel. Espérons que les jeunes seront plus ouverts à l’innovation que le CEA.

Nouveau réacteur à sels fondus au thorium – c’est parti !

SINAP - CNNC

La Compagnie Nucléaire Nationale Chinoise (CNNC) a signé un contrat d’ingénierie et de conception avec l’Institut de Shanghai de la Physique Appliquée (SINAP / CAS) pour le développement d’un réacteur à sels fondus avec le thorium comme combustible (TMSR), selon des informations de la CNNC relayées le 19/12/2014 par le site internet NucNet.

L’Institut réalisera des expériences sur les matériaux et fournira des dessins pour les boucles de refroidissement et les installations de traitement des déchets. Il créera également un plan de construction pour un projet de réacteur pilote de 10 mégawatts.

Le TMSR est un projet pilote majeur de science et de technologie lancé au début de 2014, la CNNC a dit.

Les énergies alternatives, avec 7PM Auto

Le site 7PM Auto a publié le 10 décembre 2014 une émission sur :

ENERGIES ALTERNATIVES ET CHUTE DU PÉTROLE : À QUOI ROULERA LA VOITURE DE DEMAIN ?

7pm-auto

Cliquez sur l’image pour voir l’émission

 

Présentée par Jean-François Rabilloud et Ali Hammami, cette émission a regroupé sur le plateau, Nicolas Meilhan (Frost & Sullivan), Véronique Saubot (Coronelli International), John Laurie (energieduthorium.fr) et Jean-Luc Ledys (SunPartner Technologies).

Dans les six dernières minutes de cette émission, John Laurie a parlé de la fission liquide, du thorium et de la voiture nucléaire.

L’émission complète est publiée sur le site 7PM Auto, ainsi qu’un extrait de 02:26 avec le titre « Décarbonons les carburants !«